Les corres de Migné à Saint Août

mardi 11 avril 2006.
 
Les correspondants de Migné sont venus une journée à l’école le jeudi 6 avril 2006. Ils sont venus avec un petit cadeau (un jeune mâle cochon d’Inde). Nous avons passé une excellente journée ; au programme : pique nique, chasse aux œufs de Pâques et tirs de microfusées. Mais nous leur avions préparé une petite énigme mathématique...

(JPG) Après une lecture au micro d’un extrait du livre La nouvelle maîtresse qui fait partie de notre sélection de livres pour le prix escapages, nous nous sommes demandé comment, comme Mademoiselle Charlotte, mesurer notre classe "en spaghettis" ? Un autre souci était également de trouver combien de spaghettis contenait un sac de un kilogramme.

(JPG) Il s’agissait de s’organiser et de se répartir les rôles de chacun. Il y avait ceux qui mettaient les spaghettis par paquets de dix, les compteurs, les accrocheurs aux murs (à la patafix ou au scotch)... Tant et si bien que le périmètre de notre classe mesure (2x26)+ (2x29)=110 spaghettis (et qu’un paquet de 1kg contient 1710 spaghettis !).

Nous avons ensuite donné une partie de nos spaghettis aux corres pour qu’ils mesurent leur tour de classe à leur tour. Nous saurons ainsi laquelle de nos classes est la plus grande...

(JPG) Lundi 10, nous avons essayé une autre méthode pour compter le nombre de spaghettis dans un kilo : nous avons pesé 100g de spahettis et nous avons compté combien il y en avait : 124. Comme 1 kilo fait 1000 grammes, nous avons multiplié ce chiffre par 10, ce qui nous donne 1240 spaghettis dans un kilogramme. On peut donc conclure qu’il y a plus de 1000 spaghettis dans un kilogramme.

Texte extrait de La nouvelle maîtresse de Dominique Demers (éditions folio cadet) qui a servi de support à l’activité :

Mlle Charlotte nous avait déjà posé une devinette. Combien de spaghettis faudrait-il mettre bout à bout pour faire le tour de la classe ? Elle ne voulait pas que nous trouvions les dimensions de la classe et que nous divisions par la taille d’un spaghetti. Non, non. Elle voulait simplement que nous devinions, que nous imaginions.

J’avais calculé rapidement. Je me disais qu’un spaghetti fait environ vingt centimètres. La taille d’un double décimètre : c’est facile ! Pour les murs, c’était plus compliqué. J’avais essayé de me représenter un mètre dans ma tête et de calculer combien je pourrais en placer le long d’un mur. Vingt-trois... environ. Multiplié par quatre murs, ça donnait quatre-vingt-douze. En divisant les murs par les spaghettis, une fois les mètres réduits en centimètres, j’avais finalement conclu qu’il faudrait trois cent sept spaghettis pour faire le tour de la classe.

Mlle Charlotte avait noté la réponse de chacun des élèves et, après, nous avions tous oublié l’« exercice spaghettis ». Quelques jours plus tard, notre maîtresse est arrivée à l’école en tirant une brouette jaune et rouge. Imaginez la tête des élèves et des profs dans la cour de l’école pendant qu’elle trottait vers la porte d’entrée. L’accoutrement de Mlle Charlotte impressionnait encore tout le monde - elle portait toujours la même vieille robe et son incroyable chapeau - et voilà que la nouvelle maîtresse ajoutait une brouette à ses fantaisies.

L’étonnant véhicule contenait deux gros sacs verts bien gonflés. Ce n’est qu’une fois dans la classe, la porte bien fermée, que nous avons découvert leur contenu. Ils étaient remplis de... spaghettis. Des milliers de spaghettis mous, encore tièdes, et cuits juste à point.

- Les pâtes cuites collent au mur ! a expliqué Mlle Charlotte, un sourire énigmatique aux lèvres.

Nous avons retroussé nos manches pour coller les spaghettis. Pendant ce temps, Mlle Charlotte a écrit au tableau le nom de chaque élève suivi de sa réponse de l’autre jour à la devinette des spaghettis.

Notre maîtresse avait cuit beaucoup trop de pâtes. Ce que nous avons pu nous empiffrer ! Même sans sauce, c’était bon.

Après, il a fallu compter et recompter plusieurs fois les spaghettis collés aux murs parce que nous arrivions toujours à un chiffre différent. Au troisième recomptage, Guillaume a proclamé : trois cent soixante-dix-sept. Et Éric a aboyé : « YABADABADOU », comme Fred, car il avait deviné presque juste.

Répondre à cet article